Déserts médicaux : Beaucaire main dans la main avec Vallabrègues !

Samedi 29 avril, la commune de Vallabrègues (1 400 habitants) organisait une manifestation pour sensibiliser chacun au problème des déserts médicaux dans les campagnes françaises. Cette mobilisation intervient à l’approche du départ en retraite du Docteur Durante, médecin réputé de Vallabrègues qui partira fin juin et pour lequel aucun remplaçant n’a pour le moment été trouvé malgré de nombreuses démarches de la commune.

Plus de 600 personnes inquiètes avaient répondu à l’appel et une véritable chaîne humaine s’est constituée, les citoyens présents faisant le tour du village, main dans la main, unis pour faire entendre leur détresse et leur colère devant l’absence de mesures nationales efficaces sur ce sujet pourtant fondamental dans beaucoup de régions françaises laissées à l’abandon sur cette question.

Julien Sanchez, Maire de Beaucaire, Jean-Pierre Fuster, conseiller départemental du canton de Beaucaire, Jacky Picquet, Maire de Saint-Pierre-de-Mézoargues, Yoann Gillet, conseiller régional d’Occitanie, étaient présents aux côtés de Jean-Marie Gilles, le Maire de Vallabrègues et de son conseil municipal pour soutenir les habitants de cette commune voisine de notre ville.

Julien Sanchez et Jean-Pierre Fuster ne cachent pas que Beaucaire ne sera pas épargnée à terme par ce phénomène qui touche maintenant de plus en plus de villes moyennes dans des proportions inquiétantes.

Un projet de maison médicale est donc en cours sur les communes de Beaucaire et Bellegarde, projet porté par la communauté de communes et soutenu par l’ensemble des élus Beaucairois.
Hélas, pour le Maire de Beaucaire, cela ne suffira pas car créer les conditions favorables à une installation ne forcera jamais un médecin à s’installer en zone rurale et pour ce faire des décisions courageuses et urgentes doivent impérativement être prises à l’échelle nationale car, même avec la meilleure volonté du monde, les villages et les villes moyennes ne pourront, seuls, régler ce problème.

En effet, les villes n’ont aucun pouvoir sur deux mesures nécessaires qui pourraient être décidées nationalement avec volontarisme : Supprimer le numerus clausus qui limite, sans raison, le nombre de médecins formés en France et imposer des stages d’internat dans les campagnes aux jeunes médecins (on sait que les enseignants et les fonctionnaires des impôts par exemple ne choisissent pas leur première affectation, la situation d’urgence des déserts médicaux pourrait donc très bien justifier une telle mesure allant dans le sens d’un meilleur service public).