Accueil du site > Nouvelles et communiqués > Le 20ème souvenir Paul Laurent
En ligne depuis le 24 avril 2009
751 visites sur l'article

Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail

Autres articles


ENQUÊTE PUBLIQUE CHANGEMENT DE DATE DE PERMANENCE

ANNULATION DE LA FETE DU NAUTISME

Le boulevard maréchal Joffre en Zone bleue ?

Inscriptions pour les vacances d’été

La République des Lettres dans le Midi Rhodanien

...

Accéder à tous les articles



Le 20ème souvenir Paul Laurent



Lors de la 1ère journée du Muguet d’Or organisée le 19 avril dernier, la ville de Beaucaire et le monde tout entier de la bouvine ont rendu un hommage solennel à la mémoire du manadier Paul Laurent, disparu il y a tout juste 20 ans.

L'abrivado emmenée par Patrick Laurent Les cérémonies ont débuté au cimetière par quelques minutes de recueillement devant le tombeau familial, en présence de nombreux élus, amis et gardians, puis un grand déjeuné festif fut servi au mas d’Assac, avant le lâché d’une abrivado jusqu’aux arènes, marquant symboliquement le retour de la race Laurent. En effet, depuis la disparition du troupeau en 2005, le premier cocardier de la manade, Le Beaucaire, faisait sa première sortie à l’occasion de cette première journée du Muguet d’Or. Malheureusement, la pluie est venue interrompre la course, avant même la sortie en piste du taureau des Laurent.

Le pape de la bouvine

Né à Beaucaire le 10 octobre 1905, Paul Laurent est attiré, très jeune, par les rites qui ont pour théâtre les arènes. Après l’acquisition du Mas d’Assac, dans la plaine de Beaucaire, il se consacre à la viticulture, mais en habile gestionnaire, il entreprend un élevage de moutons puis se lance dans le négoce de chevaux de trait et de vaches laitières. Son rêve : avoir des taureaux.

Commémoration au monument des razeteurs devant les arènes Ardent au travail, rigoureux et juste en affaires, il s’imposera au fil des années comme un interlocuteur de premier plan dans notre région. En 1944, la terre des Marquises devient la propriété de Paul et de Margueritte son épouse.

La manade deviendra autonome en 1947. Sa préoccupation primordiale est de faire courir les taureaux. Il constitue des plateaux et prendra la direction des arènes de Lunel, des Saintes Maries de la Mer, du Grau-du-Roi, de Châteaurenard, de Saint Rémy et bien sûr de Beaucaire. Dans ces années de développement, son fils Henri, devenu son double, est à bonne école.

Douze Biòu d’or ont couronné la manade à la devise vert blanc rouge, Tigre, Caraque, Loustic, Goya, Filou… Paul Laurent est parti, voici 20 ans déjà, laissant la manade entre les mains d’Henri, Annie, Patrick, Estelle et Paul son arrière petit-fils qui prendra sans doute la relève. Pape de la bouvine, Paul Laurent reste le maître de cette terre de Camargue qu’il a su défendre et embellir avec passion.