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Beaucaire rend hommage aux Morts pour la France pendant la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie

Mercredi dernier, la cérémonie de la Journée Nationale d’Hommage aux Morts pour la France pendant la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie a eu lieu au Monument aux Morts de Beaucaire en présence du Maire de la Ville, Julien Sanchez, des portes-drapeaux, de beaucairois et de nombreux élus municipaux.
Fils et petit-fils de pieds noirs, Julien Sanchez a rappelé dans son discours, son émotion et les plaies particulièrement vives présentes encore aujourd’hui chez beaucoup de nos compatriotes. « Je pense aujourd’hui aux Français, aux pieds-noirs, aux Harkis, français par le sang versé, à qui je voudrais rendre un hommage particulier. Ils ont en effet subi un vrai crime contre l’Humanité dans lequel le
gouvernement français a eu des responsabilités écrasantes » s’est-il exclamé.

Rappelant que le Président de la République avait osé s’en prendre aux pieds noirs pendant sa campagne, M. le Maire a également rappelé que la Ville de Beaucaire a débaptisé la rue du 19
mars 1962 pour la rebaptiser “rue du 5 juillet 1962”, sous-titrée “Massacre d’Oran, à nos morts”, « non pas pour insulter les combattants, bien au contraire, mais pour ne pas oublier tous ceux qui sont morts en Algérie après cette date du 19 mars. Nous espérons que chacun l’a compris comme cela, même si chacun ne partageait pas ce choix à l’époque » a t-il conclu.

> Discours complet de M. le Maire à l’occasion de la cérémonie du 5 décembre 2018 :

Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires,
Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs les Déportés, Résistants et Anciens Combattants,
Chers amis Beaucairoises et Beaucairois,
Mesdames, Messieurs,

En tant que fils et petit-fils de pieds noirs, je suis particulièrement ému d’être ici aujourd’hui devant vous.
Les combats en Algérie Française, au Maroc et en Tunisie laissent des plaies particulièrement vives chez beaucoup de nos compatriotes, encore aujourd’hui.
Les nombreux morts, la cruauté particulière de ceux qui les ont tués, doivent nous empêcher à jamais d’oublier ces moments.
A une époque où nous donnons tout à des clandestins qui arrivent sur le sol Français en n’ayant aucun lien avec la France, il est important de rappeler dans quelles conditions ont été accueillis nos pieds noirs et les Harkis. N’oublions jamais cela et rappelons que les Français et ceux qui se battent pour la France devraient pouvoir en France être traités mieux
que quiconque. En France, nous devrions pouvoir aider les nôtres avant les autres.

Je pense aujourd’hui aux Français, aux pieds-noirs, aux Harkis, français par le sang versé, à qui je voudrais rendre un hommage particulier.

Ils ont en effet subi un vrai crime contre l’Humanité dans lequel le gouvernement français a eu des responsabilités écrasantes. Les survivants et leurs familles, ont été parqués dans des camps de la honte dits camps de transit et de reclassement à leur arrivée en France, comme à Rivesaltes ou à Saint-Maurice-l’Ardoise.

Insalubrité, absence d’eau courante, déséquilibres alimentaires, superficie insuffisante face au nombre de personnes, conditions de vie déplorables entraînant dépression et parfois troubles psychologiques. C’était ça les camps où l’on parquait ces Harkis qui avaient choisi la France.

Ceux qui se sont intéressés à cette période, ceux qui l’ont vécue, ceux qui ont vu les photos de ces massacres, savent combien cette guerre a été particulièrement sale.

Un proverbe kabyle le dit bien « On ne meurt vraiment que lorsque plus personne ne pense à vous ». Alors aujourd’hui je voudrais que nous pensions tous à eux, à ce
qu’ils ont donné, à ce qu’ils ont subi. Plus généralement penser à tous ceux morts pour la France pendant la Guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Nous ne vous oublions pas, vous qui avez été sacrifiés.

Aujourd’hui, la mode est à la repentance.
Nous qui avons tant souffert devrions nous excuser. Jamais !

Le Président de la République que les Français ont élu a osé pendant sa campagne électorale s’en prendre aux pieds noirs. J’ai honte pour cet ignorant.

Car quand je repense à mon grand-père, je n’ai vu aucune haine chez lui. Il était en Algérie pour y travailler la terre, pour y mettre tout son cœur, toute son énergie. Sans haine pour les algériens. Sans haine pour personne.

Alors faire passer les pieds noirs pour des agresseurs, pour des salauds, c’est méconnaître l’histoire.

Concernant l’Algérie, je voudrais à nouveau rappeler combien l’apport de la France y a été essentiel.

– Nous y avons défriché, drainé, asséché et fertilisé un sol à l’abandon depuis des siècles. Nous y avons créé une agriculture prospère et exportatrice, alors qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer des produits de la terre.
– Nous y avons construit des villes modernes, là où il n’y avait rien.
– Nous y avons créé une industrie métallurgique là où ne se trouvaient que des cailloux
– Nous y avons construit 12 grands barrages
– Nous y avons implanté un immense réseau de postes et de télécommunication, y avons développé l’hôtellerie et le tourisme, y avons créé une industrie chimique et développé le gaz et l’électricité
– Nous y avons installé un réseau ferroviaire considérable et 54000 kilomètres de routes (non compris les pistes)
– Nous y avons construit notamment 23 ports, 34 phares et 23 aéroports
– Nous y avons apporté aussi la médecine, les nombreux dispensaires et hôpitaux et avons permis aux 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962
– Nous y avons éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus et bien d’autres
– Nous y avons apporté un enseignement de qualité

Alors non, nous n’avons pas à rougir de ce qui s’est fait en Algérie car nous avons développé le pays et nous y avons apporté du bien.
Beaucoup d’Algériens ont d’ailleurs à l’époque regretté notre départ.

Face à tous nos bienfaits, nous nous souvenons pourtant tous de ce choix qui n’en était pas un et qui nous a été imposé : la valise ou le cercueil… Oui, si les pieds noirs n’avaient pas été chassés, l’Algérie ne serait pas aujourd’hui dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve et la France et les Français n’ont pas à faire acte de repentance.

Penser à tous nos morts en Algérie AVANT COMME APRÈS le 19 mars. C’est pour cela que la Ville de Beaucaire a débaptisé la rue du 19 mars 1962 pour la rebaptiser « rue du 5 juillet 1962 », sous-titrée « Massacre d’Oran, à nos morts », non pas pour insulter les combattants, bien au contraire, mais pour ne pas oublier tous ceux qui sont morts en Algérie après cette date du 19 mars. Nous espérons que chacun l’a compris comme cela, même si chacun ne partageait pas ce choix à l’époque.

Plus que tout, par respect pour ceux qui sont tombés et par respect de notre Histoire, nous devons définitivement en finir avec une repentance qui n’a pas lieu d’être.

A nos frères, nos pères, nos grands-pères, nos amis. A nos morts en Algérie Française, au Maroc et en Tunisie.

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Beaucaire a rendu hommage aux Harkis

La Ville de Beaucaire organisait, ce mardi 25 septembre à 17h, une cérémonie à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, en présence de son Maire Julien Sanchez, de Jean Pierre Fuster (1er adjoint et conseiller départemental), de Gilles Donada (adjoint à l’urbanisme et conseiller régional) et de nombreux élus municipaux de la ville et de Beaucairois attachés à l’histoire.

M. le Maire a, pour l’occasion, déposé une gerbe aux côtés d’une employée municipale, enfant de Harkis.

Dans son discours, Julien Sanchez a rappelé avec une émotion certaine ce qu’ont vécu les Harkis, ces français qui ont été méprisés et a souligné l’importance de cette journée d’hommage qui est la moindre des choses que l’Etat Français puisse faire après les avoir oubliés, méprisés et abandonnés. « Aujourd’hui je voudrais que nous pensions tous à eux, à ce qu’ils ont donné, à ce qu’ils ont subi » a t-il notamment indiqué.
Le Maire de Beaucaire est également revenu, dans son discours, sur la guerre d’Algérie et sur les bienfaits apportés par la France en Algérie.
Il a enfin rappelé que, pour les Harkis, comme pour l’ensemble de ceux qui ont connu cette guerre, le 19 mars 1962 n’est en aucun cas la fin de la guerre d’Algérie, raison pour laquelle il a débaptisé la rue du 19 mars 1962 de Beaucaire.

Il a également appelé à ce que la vérité soit enfin dite et rappelée dans les manuels scolaires sur l’Algérie Française, la guerre d’Algérie et le sort des pieds noirs et des Harkis.

 

Succès : Les Vendredis de Beaucaire au rythme de Dalida

Vendredi soir, à l’occasion des Vendredis de Beaucaire, la Mairie a offert le spectacle “Dalida, 30 ans de Légende”.

Les plus grandes chansons de l’artiste aux 140 millions de disques vendus dans le monde ont été interprétées par Céline Dubois.

Le public, présent massivement à cette soirée, a pu apprécier la qualité de ce spectacle hommage, vivant et émouvant.

Prochain et dernier rendez-vous des Vendredis de Beaucaire : le 25 août avec un spectacle musical sur le thème des chansons internationales avec la formation « Newzik ».

Beaucaire commémore dignement le 11 novembre

En ce 11 novembre 2016, 98 ans après l’Armistice de 1918, le Maire de Beaucaire et les élus municipaux ont rendu hommage aux morts pour la France et aux anciens combattants devant de nombreux Beaucairois rassemblés.

Un piquet d’honneur du 503e régiment du Train de Nîmes-Garons, la Police Municipale et Nationale, les Sapeurs-pompiers et les associations d’anciens combattants étaient présents.
Pour l’occasion, des élèves de l’école de la Moulinelle et du collège Elsa Triolet ont formé une chorale pour rendre hommage aux Morts pour la France.

Dans son discours, après avoir rappelé le bilan meurtrier de la 1re Guerre Mondiale, le Maire de Beaucaire a rappelé qu’il ne fallait jamais oublier ceux qui ont su se battre et résister pour nous offrir la paix, précisant que, hélas, la paix et la liberté ne sont pas la réalité pour beaucoup de citoyens dans le monde encore aujourd’hui. Julien Sanchez a notamment alerté sur les dangers de l’islamisme qui recrute y compris dans notre jeunesse et menace de nombreuses nations dont la France.
Le Maire de Beaucaire a souhaité rendre une nouvelle fois hommage aux policiers, pompiers, médecins, surveillants pénitentiaires et enseignants qui sont dans de nombreux endroits pris impunément pour cible et dont l’autorité est bafouée. Il a dénoncé le laxisme de la justice et affirmé qu’il faudra, le moment venu, réinverser ces valeurs et faire en sorte que les bons se rassurent et que les méchants tremblent.
Enfin, le Maire de Beaucaire a insisté sur la nécessité de consacrer un Budget plus important à notre Armée pour des moyens et des effectifs supplémentaires dans ce domaine fondamental.
Un dépôt de gerbes a été effectué par les associations patriotiques, les élus et par les enfants de l’école de la Moulinelle.

Beaucaire a rendu hommage aux nouvelles victimes du terrorisme islamiste

Dimanche 17 juillet à 12h00, élus et Beaucairois étaient réunis devant l’Hôtel de Ville pour rendre hommage aux nouvelles victimes du terrorisme islamiste. Avant une minute de silence et une émouvante Marseillaise, le Maire de Beaucaire a tenu à rappeler les termes de son discours du 14 juillet, empreint de patriotisme et d’amour pour la France.
De “Je suis Charlie” à “Je suis Nice” en passant par “Je suis Paris”, le Maire de Beaucaire s’est demandé ce que nous serions demain et a appelé à en finir avec ces “Je suis” qui ne changeront hélas rien et entretiennent une appartenance identitaire liée au morbide.
Julien Sanchez a ensuite rappelé que si les modes opératoires des terroristes ont changé à chaque fois, les auteurs, eux, sont toujours les mêmes : des islamistes.

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